中国丝绸起源历史及丝绸在法国 Histoire de la soierie chinoise et la soie en France

La création de la soie remonte à environ 2700 avant J.-C., selon la légende chinoise. L’impératrice Leizu (ou Xi Ling Shi), épouse de l’empereur Huangdi, aurait découvert l’art du tissage de la soie lorsqu’un cocon de ver à soie est tombé dans sa tasse de thé. En déroulant le fil, elle aurait compris qu’il pouvait être tissé pour produire un tissu résistant et léger.
Pendant des millénaires, les Chinois ont gardé secrète la technique de fabrication de la soie, qui était considérée comme un bien précieux et exclusif. Ils ont réussi à maintenir ce monopole sur la production de soie, ce qui a fait de la Chine un acteur clé dans le commerce mondial. La route de la soie, un réseau de routes commerciales reliant la Chine à l’Europe et au Moyen-Orient, doit son nom à ce précieux textile, qui constituait une marchandise de premier plan dans les échanges internationaux.
La propagation de la technique de la sériciculture s’est faite progressivement. Les Chinois ont réussi à préserver leur secret pendant près de 2000 ans. Cependant, la méthode de production s’est répandue au Japon au IIIe siècle après J.-C., puis en Inde, et finalement vers l’Empire byzantin, notamment grâce à deux moines au VIe siècle qui auraient rapporté des œufs de vers à soie cachés dans leurs cannes de bambou sous les ordres de l’empereur Justinien.
À partir de là, la production de soie a gagné l’Europe et le Moyen-Orient, tout en restant une industrie majeure en Chine.
La maîtrise de la technique de la soie en France, et plus particulièrement dans les Cévennes, s’est développée à partir du XVe siècle, mais a véritablement pris son essor au XVIIe siècle.
L’introduction de la sériciculture en France est attribuée au roi Henri IV au début du XVIIe siècle. Souhaitant réduire la dépendance de la France à l’égard des importations de soie, il encouragea la plantation de mûriers blancs, la principale source de nourriture des vers à soie, et la culture de la soie dans plusieurs régions. Ce développement a été soutenu par son ministre Sully, et la région des Cévennes, située dans le sud de la France, s’est révélée particulièrement adaptée à cette activité grâce à son climat et son terrain favorable aux mûriers.
Au XVIIIe siècle, la production de soie dans les Cévennes devient un pilier de l’économie locale. De nombreux cévenols se sont spécialisés dans l’élevage des vers à soie et la production de cocons. Les Cévennes étaient également bien situées pour exporter leur production vers les grandes villes françaises, notamment Lyon, qui est devenue la capitale de la soie en France, avec de nombreux ateliers de tissage et de fabrication de textiles en soie.
Au XIXe siècle, l’industrie de la soie atteint son apogée en France. Des techniques de filage et de tissage de plus en plus sophistiquées sont introduites, améliorant la qualité des soieries. Les Cévennes, avec leur tradition séculaire, fournissaient encore la matière première nécessaire aux fabricants de textiles lyonnais.
Cependant, cette industrie a été gravement affectée au milieu du XIXe siècle par une maladie des vers à soie, la pébrine, qui décima les élevages. Louis Pasteur fut appelé pour étudier cette maladie et il réussit à trouver des moyens pour la combattre. Malgré tout, l’arrivée de fibres textiles synthétiques et la concurrence mondiale ont progressivement affaibli la production de soie en France.
Aujourd’hui, les Cévennes conservent leur patrimoine séricicole, et bien que la production soit marginale par rapport à d’autres époques, certaines fermes pratiquent encore l’élevage des vers à soie de façon artisanale, et des musées et événements locaux continuent à faire vivre cette histoire.

Voici une image représentant une robe traditionnelle chinoise en soie, un cheongsam (ou qipao), mettant en valeur son élégance et ses broderies raffinées.


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